Quand la musique devient soin : le « pansement Schubert » à Jeanne Garnier

Violoncelle

Focus sur Claire Oppert, violoncelliste et art-thérapeute, intervenante essentielle de la Maison Jeanne Garnier, qui met en lumière la place des thérapies non médicamenteuses dans l’accompagnement des patients.

Et si la musique vivante pouvait, à elle seule, apaiser la douleur, réduire l’anxiété et ouvrir un espace de relation là où les mots ne suffisent plus ?
Le 22 octobre 2025, Jeanne Garnier a accueilli Claire Oppert, violoncelliste et art-thérapeute, à l’occasion d’une formation intra-muros consacrée aux vertus de la musique dans le soin. Une rencontre forte, à la croisée de l’art et de la médecine, qui vient conforter l’engagement de l’établissement en faveur des thérapies non médicamenteuses.

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Claire Oppert et son violoncelle à Jeanne Garnier
en octobre 2025
CLAIRE OPPERT 1 © STEPHANE OUZOUNOFF
Claire Oppert
©STEPHANE OUZOUNOFF

Du violoncelle au soin : une approche éprouvée

Formée au conservatoire Tchaïkovski de Moscou et diplômée en art-thérapie, Claire Oppert a fait du violoncelle bien plus qu’un instrument : un véritable outil de soin. Depuis plus de vingt ans, elle intervient auprès de publics variés, patients en soins palliatifs, personnes âgées en EHPAD, enfants autistes et observe les effets concrets de la musique vivante sur la douleur, l’angoisse et la relation soignant-soigné.
Son approche, qu’elle développe dans son livre Le pansement Schubert (Denoël, 2020), repose sur une conviction désormais largement documentée : la musique peut devenir un soutien thérapeutique à part entière. « Dix minutes de Schubert équivalent à cinq milligrammes de morphine », affirme-t-elle, s’appuyant sur des années d’observations de terrain et d’études cliniques.

Une présence musicale au cœur de la relation

Loin de toute promesse miracle, l’intervention de Claire Oppert s’inscrit dans une démarche profondément humaine. En chambre, au plus près des patients, son violoncelle ouvre un espace de respiration et de présence. La musique apaise, soutient, et permet parfois une forme de communication lorsque la parole n’est plus possible.« Je ne suis pas une sauveuse, mais j’ai la chance de pouvoir passer des moments inouïs grâce au violoncelle », confie-t-elle. Ces instants suspendus, où la souffrance s’atténue et où le lien se recrée, donnent tout leur sens à cette pratique, aussi précieuse pour les patients que pour les soignants et les familles.

Un engagement inscrit dans la durée à Jeanne Garnier

À Jeanne Garnier, Claire Oppert intervient régulièrement, chaque mois, auprès des patients de la Maison médicale. Elle partage son expérience avec les professionnels de l’établissement et renforce la réflexion collective autour des thérapies non médicamenteuses. Cette démarche s’inscrit pleinement dans la volonté de Jeanne Garnier de promouvoir des approches complémentaires, respectueuses de la personne et attentives à toutes les dimensions du soin. La musique, ici, devient un levier d’humanisation, un soutien au quotidien des équipes et un accompagnement sensible des patients.

Pour aller plus loin 

Le livre Le pansement Schubert ainsi que les conférences de Claire Oppert offrent un éclairage précieux sur cette alliance entre art et médecine, où chaque note devient un geste de soin.

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En 2021 et 2022, l’établissement a bénéficié de crédits du Ségur « Investissement du Quotidien » financés par le Plan National de Relance et de Résilience (PNRR) lui-même financé par l’Union Européenne.